Frustrations ressenties pendant la correction d’un manuscrit

“Don’t try to do everything in one draft. If blocked, put tags, in [Write more here]. Starting out, I thought each draft had to be perfect. They do not. [Writing] Each draft has just to move ahead enough to make a book possible at the end” (source: Writing and Editing, Twitter)

Dans cet article, je voudrais revenir sur mon expérience vécue pendant la correction de mon dernier manuscrit. S’il est une chose que j’ai apprise c’est que l’on ne corrige pas nécessairement son manuscrit une seule fois. Le premier jet peut nécessiter plusieurs phases de relectures qui permettront d’identifier les types de correction (structure, grammaire, etc.) qui s’imposent. Ceci, je le savais déjà. Mais d’une certaine façon, j’ai été soulagée en lisant la citation de Writing and Editing (suivez les sur Twitter, ils partagent des citations super motivantes pour les auteur(e)s).

Il y a environ un mois je corrigeais l’intrigue de mon manuscrit. Pour ce faire, je relisais le texte que je corrigeais au fur et à mesure. Ainsi, je rajoutais ce qui manquait. J’avoue m’être sentie coupable d’avoir constamment eu de nouvelles idées. Il m’arrivait de modifier plusieurs fois des portions de récit. Mon sentiment de malaise venait aussi du fait que, d’une certaine façon, je pensais qu’une fois qu’on a corrigé l’intrigue, tout est parfait. Cette pensée était dans mon subconscient et ça me stressait parce que bien qu’en phase de correction, j’avais le sentiment que cette nouvelle direction ne convenait pas. J’étais très insatisfaite. Je ne pensais pas que j’avais la possibilité de repasser dessus après et de modifier encore et encore jusqu’à ma satisfaction totale. Corriger c’est bien, savoir s’arrêter c’est encore mieux.

Un autre élément m’a aussi perturbée pendant que je corrigeais mon manuscrit. J’ai déjà écrit sur la discipline et sur la possibilité d’écrire un  roman en un mois ou trois mois. Or, je traînais ce projet depuis plusieurs mois. Entre les cours, le travail et ma vie sociale, je n’avais pas toujours le temps de caler une heure le matin ou le soir surtout que mon emploi du temps était instable. Il suffisait que mon boss programme une séance de travail inopinée pour que tout soit chamboulé. Pour ne pas entièrement rejeter la faute sur les autres, j’avais parfois des problèmes d’indiscipline. Je me rendais compte que les trois mois dédiés à la rédaction d’un manuscrit n’incluent pas systématiquement la phase de structuration du récit ou la phase de correction et que cette durée dépend de différents facteurs comme le nombre de pages du livre, la complexité de l’intrigue, l’expérience de l’écrivain et le type de roman. Ne croyez pas forcément ceux qui affirment écrire un roman en trois mois. Je me suis rendu compte que plusieurs auteur.e.s, (moi la première) écrivent un roman sur plusieurs mois et le déterrent ensuite pour le peaufiner. Il y a des romans qui se sont écrits sur plusieurs années. Harry Potter à l’école des sorciers (1995) a été écrit en 6 ans. Autant, il ne faut pas trop s’attarder sur un projet, autant il est important d’être satisfait du résultat final du manuscrit que l’on fait publier ou que l’on auto-publie.

En gros, cette expérience a ouvert mes yeux sur mon rapport à l’écriture. J’ai appris de nouvelles techniques et je comprends la nécessité (dépendamment du projet) du plan du roman. En revoyant le profil de deux personnages dans mon manuscrit, j’ai évité des erreurs impardonnables. Meva’a était trop âgé pour avoir une fille de dix-huit ans et l’un de ses fils ne pouvait pas l’être parce qu’il était plus âgé qu’Ananga qui est normalement son premier enfant. Je fus choquée en découvrant ces erreurs que je n’aurais pas trouvées si je m’étais fiée  à ma nature de pantser.

Si j’écris cet article c’est pour vous encourager à accepter les expériences que vous vivez pendant la correction de votre manuscrit plutôt que de les rejeter ou de se sentir frusté.e. Déconstruisez-les et continuez d’écrire.

Auteur : Muriel Mben

Je m'appelle Muriel Mben. Je suis auteure de La dernière pluie (2013), The unruly passenger (2015) et du roman Un bond dans l'inconnu (2016). J'ai commencé ce blog parce qu'écrire fait partie de mon ADN et mon rêve est de devenir une auteure à succès. Ce blog me permet donc de devenir meilleure. Je partage avec vous les astuces que j'apprends. Ce blog me permettra aussi de me définir comme experte dans un futur très proche. Je suis disponible à l'adresse mail suivante: lafabriqdesmots@gmail.com

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